L’objectif de la commission « Start-up » :
Travailler sur les bonnes pratiques de terrain entre les structures de valorisation et les incubateurs, notamment la détection et la maturation des projets de création d’entreprises innovantes, les relations labo / université / start-up, de manière à les faire évoluer et à en faire profiter l’ensemble des membres du réseau CURIE et des incubateurs.
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ATTENTION CE FORUM SERA CLOTURE LE 20 MAI 2009
Item n°1
Comment agir pour favoriser la détection et/ou l’identification des projets de création issus des laboratoires ? Quelle mutualisation des tâches entre la structure de valorisation et l’incubateur ?
Item n°2
Comment concilier deux objectifs parfois cohérents parfois antinomiques : optimiser le retour financier issu de la commercialisation de résultats de recherche d’une part et/ou « fixer » en local, emplois et valeur ajoutée d’autre part.
Item n°3
Relations Université – porteur de projet de création : Comment faciliter la convergence des intérêts entre l’Université, le laboratoire, le chercheur/porteur, la structure de valorisation ? Quelle contrepartie au soutien du projet ?
Item n°4
Comment faciliter la maturation des projets avant/durant leur incubation (marché, technologie, équipe) ? Quels outils d’évaluation du degré de maturité et plus généralement des projets de création ?
Item n°5
Comment identifier un manager intéressé pour s’approprier un projet de création issu d’une université et en devenir le porteur ?
Item n°6
Lister les bonnes pratiques de travail existantes entre incubateur et structure de valorisation.
Item n°7
Définir d’un programme de formation conjointe CURIE - RETIS pour les personnels travaillant dans les différentes formes de valorisation de la recherche.
Bonjour Monsieur,Madame
Dans le cadre de recherches universitaires ,je souhaiterai connaitre les articles traitant du sujet suivant : Comment innover dans environnement turbulent ? Par ailleurs je serai ravi de recueillir votre analyse .
Je vous remercie Luc Licence Economie Grenoble
Item 1 :
*Les actions de sensibilisation doivent permettre de sensibiliser les étudiants aux différents modes de valorisation des travaux de recherches en faisant un focus sur la PI (qui sera utile pour créer une entreprise, rédiger des demandes de subventions ANR, intégrer le secteur privé… ).
Organisation de manifestations entre doctorants et étudiants en formation business/commerce.
Présentation de la création d’entreprise par retour d’expérience de chefs d’entreprises innovantes ou de porteurs de projets.
Sourcing via l’étude des dossiers des projets ANR financés ou non.
Lien avec les pôles de compétitivité labellisant les demandes de subvention.
Nécessité de présenter une organisation structurée des différents acteurs de soutien à la création d’entreprise innovante.
Item 4 :
Nécessité d’un soutien financier au porteur de projet si besoin
Aide à la composition de l’équipe.
Organisation de réunions permettant aux porteurs de projet de se rencontrer et d’échanger.
Mise en ligne des brevets non exploités mais entretenus afin de complémenter l’offre de potentielles start-up.
Item 5 :
Plate-forme nationale/EU d’offre de compétences de potentiels porteurs.
Item n°1 La sensibilisation doit se faire à la fois par les personnes de la cellule de valo et de l’incubateur. C’est une façon de travailler ensemble de façon coordonnée et d’avoir une meilleure connaissance des équipes de chercheurs sur le terrain. L’objectif est de favoriser les sensibilisations de façon informelle – donc aller dans les labos, écouter et discuter avec les chercheurs… Importance d’organisation plus structurée autour de la valo (Exemple : Journée du 27 mars 2009 par le Service Partenariat et Valorisation (SPV) de la Délégation Régionale du CNRS Rhône Auvergne - Action de sensibilisation à la valorisation, dans le cadre de la formation permanente. Les objectifs de la journée : informer sur les différentes voies de valorisation de la recherche, présenter les différents outils et structures d’appui à cette démarche, faire partager des expériences de valorisation issues d’unités CNRS…) Problème du sourcing des projets ( Tenir compte de la valo dans la carrière des chercheurs et de l’évaluation des labos (Problème de l’AERES - dossier ANR déclassé suite à mention d’une création d’entreprise). Décret Enseignant Chercheur (enseignement+ recherche+ valo et vulgarisation…)
Item n°2 Essayer de travailler le plus tôt possible avec une vraie transparence pour l’aide à la décision « transfert de techno » ou la création (aide à apporter aux chercheurs dans leurs idées et/ou stratégies de valorisation de leurs travaux de recherche). Importance de la concertation avec le chercheur (avec droits et devoirs du porteur de projet + Explication en amont de la façon de faire et des stratégies à envisager) – Importance du positionnement clair du ou des tutelle(s) vis-à-vis du projet de valorisation (Question des droits réglés avant l’incubation : contrat de valorisation)
Item n°3 Pour éviter les discordances éventuelles entre les porteurs de projets et les structures de valo – question de la cohérence dans la valorisation du projet – Questionner aussi le porteur de projet sur ses motivations, sa volonté de faire en partenariat avec le laboratoire Remarque : souvent sous-estimation par les structures de valorisation du temps passé par le porteur du projet sur son projet
Item n°4 Importance du travail en cohérence de l’équipe structure valo + incubateur en pré-incubation Expertise préalable avec prestataires et/ou réseau Partage d’expérience avec les personnes du réseau de l’incubateur (notamment via le comité d’engagement, entrepreneurs issus de l’incubateur…) Impliquer les incubateurs très tôt dans l’évaluation des projets de valo – Ne pas faire de suivi séquentiel (le projet doit pouvoir aborder les dimensions en parallèle : technique, stratégie, clients et marché, réseau…)
Item n°5 La dimension humaine dans le projet est très importante L’identification de porteurs/co-porteurs n’est pas une problématique majeure pour les incubateurs (même si variable selon les territoires…) - Le point plus délicat est la mise en place de cette équipe avec un partage de la vision du projet, de la création d’entreprise (statuts différents entre chercheurs, anciens chefs d’entreprises, personnes issues du secteur technique ou du secteur business…) Réfléchir aux obligations porteur/co-porteur sous la forme d’une journée d’échange + CR Faire remonter des projets sans porteur vers l’incubateur (fonctionne dans certaines régions car volonté politique d’aller vers la création d’entreprise)
ITEM N°3 : Il faut que l’ensemble des parties prenantes aillent dans le même sens. Il ne faut pas considérer d’un côté le chercheur-porteur de projet et de l’autre l’université. L’un est inventeur et l’autre titulaire des droits. Il ne faut pas considérer qu’il y a là -avec le service de valorisation- 3 parties en présence : il s’agit d’un même établissement qui protège bien évidemment ses intérêts et ceux de ses employés. L’université, au travers du service de valorisation, doit mettre en oeuvre le support et les outils adéquats pour assister le chercheur dans la stratégie de valorisation et sa concrétisation.
Il est évident que les exigences d’accès à la licence ne peuvent être les mêmes pour start’up et une entreprise établie. Il faut donc leur donner le coup de pouce nécessaire (PI, Upfront) pour bénéficier conjointement d’un retour ensuite. En aparté, il ne faut pas d’ailleurs pas oublier que les fameuses négociations que mènent l’université, c’est avant tout l’(es)inventeur(s) qui en bénéficient....
L’un des outils développés par certains DMTT permet également de conforter le chercheur dans son projet, ce en lui permettant de maturer son innovation, tout en restant dans l’établissement : le fonds de maturation. La capacité de mener sa preuve de concept sans prendre le risque de créer une entreprise sur une techno encore verte : une assurance pour le chercheur, pour l’établissement, avec l’assistance d’un binôme incubateur-service de valo.
ITEM N°4 : Bien souvent le brevet est le point de départ de la démarche. Or il serait plus pertinent dans certains cas de faire des études de marché et de PI avant cela, de sorte à orienter la protection et le projet de maturation. Il existe par ailleurs des dispositifs qui ont mis en place une pré-maturation, au delà des aspects de technologie, de PI ou de marché, prenant en compte le besoin-la réponse des usagers, l’aspect sociétal dans l’orientation du développement du produit. Au delà de la maturation technologique,à la décision de laquelle l’incubateur et la valo doivent être associés, la maturation se fait aussi au contact de gens expérimentés. La mise à disposition d’un sénior à temps partagé sur des postes par exemple de DAF permet une formation continue très riche pour les jeunes dirigeants.
ITEM N°6 le service de valorisation et l’incubateur doivent travailler de manière étroite ensemble. Il y a les comités décisionnels de l’une ou de l’autre instance. Mais il faut qu’un binôme se forme entre les chargés d’affaires de part et d’autre, qu’ils se voient régulièrement pour travailler conjointement un dossier tout comme son suivi. Une réunion mensuelle à minima pour les opérationnels !
ITEM N°7 il ne faut pas que les uns apprennent le métier des autres mais qu’ils aient les bases suffisantes pour relayer le bon message et surtout avoir le reflexe de contacter l’autre ! Il me semble intéressant de décliner la PI (invention de salarié, propriété, exploitation) le mode de fonctionnement des universités et le pourquoi de leur négociation (cf charte de PI, législation), l’impact pour le chercheur de la mise en place des dispositifs. Côté valo, je pense qu’il faut connaitre le processus de création d’entreprise, les statuts et comprendre les comptes financiers.
ITEM N°1 : un travail un binôme ! La détection au sein des laboratoires de manière directe ne doit se faire que par le service de valorisation. Des actions de communication conjointes peuvent se faire en parallèle pour faire connaître aux chercheurs les conditions et opportunités de la création d’entreprise mais aussi comprendre la collaboration étroite entre service de valorisation-incubateur. Une fois le projet remonté auprès du service de valorisation, l’évaluation peut se faire en binôme par comité conjoint. Cela permet à l’incubateur d’apporter son regard au regard du marché notamment et son aide au porteur de projet. Le service de valorisation doit quant à lui aussi valider la perspective de marché et soutenir le chercheur dans sa démarche. Lorsqu’un projet arrive directement à l’incubateur, c’est de son devoir d’associer de suite le service de valorisation car si la création d’entreprise n’est pas le choix adapté, une autre valorisation peut être faite des travaux. Par ailleurs, même si l’établissement suit à priori le chercheur, ce dernier ne peut décider seul n’ayant pas les droits sur l’invention. Il s’agit là simplement de créer une relation de confiance entre l’ensemble des parties prenantes qui travaillent dans le même sens.
ITEM N°2 : les choix ne sont pas antinomiques dans le fond car ils relèvent tous deux d’un succès dans la valorisation et d’une complétude dans les actions attendues. En effet, les établissements se doivent bien évidemment de valoriser au mieux leurs résultats et les retours financiers sont requis pour continuer et motiver la démarche. Toutefois, l’impact régional est un élement très important, ce notamment au regard de la création d’emploi, de l’opportunité de développer des compétences fortes en Région et au regard des bailleurs de fonds régionaux. Par ailleurs, lorsque le chercheur souhaite créer une entreprise et que le projet est viable, les établissements ne peuvent que le suivre, compte tenu du savoir-faire que lui seul maîtrise. Avancer en opposition est délétère pour tous.
Item n°1
La détection devrait être dévolue aux services de valorisation qui doivent être en relation avec les équipes de chercheurs et fixer la politique de transfert de technologie (vers l’industrie ou par une start-up). L’intervention auprès des étudiants (doctoriales, masters) pour présenter la problématique de création d’entreprise peut donner des fruits à moyen termes. Etre connu des autres acteurs locaux (création d’entreprise, financeurs) permet la réorientation des projets qui ne se seraient tournées ni vers les services de valorisation, ni un incubateur. Enfin le bouche à oreille fonctionne bien dans certains laboratoires pour créer des vocations pour peu que les chercheurs ressentent une valeur ajoutée. Les tâches ne devraient pas tant être mutualisées entre services de valorisation et incubateur que clairement réparties, chacun intervenant normalement à des moments précis du processus de transfert.
Item n°2 Ces deux objectifs ne sont-ils pas quasiment toujours antinomiques ? Soit les établissements de recherche favorisent les retours financiers, auquel cas le transfert vers l’industrie sera généralement plus rentable, soit ils souhaitent favoriser le tissu économique local (création d’emploi, encouragement de réseaux d’excellences scientifiques, débouchés locaux pour les étudiants). Penser qu’une start up pourra lever des fonds pour entretenir les brevets des établissements, payer des droits d’entrée et des niveaux de redevances tenant rarement compte de l’immaturité de la technologie, est illusoire. Trop souvent, les services de valorisation sont jugés sur des aspects quantitatifs (nombre de contrats, retours immédiats) que sur des aspects qualitatifs (développement de l’emploi, insertion professionnelle des étudiants) ce qui peut les contraindre à pressuriser les start-up pour le malheur de tous.
Item n°3
Dans le cas d’une valorisation par la création d’entreprise : • L’établissement devrait assumer sa fonction de propriétaire (entretien des titres de propriété), être diligent dans ses démarches de valorisation : accord de licence, recours à la loi sur l’innovation pour les chercheurs pour respecter le « time to market », être raisonnable d’un point de vue financier en s’associant au risque, autrement dit privilégier les royalties sur les droits d’entrée. • La start-up devrait permettre à l’établissement de bénéficier de son succès par des prises de participation.
Item n°4 L’idéal serait de créer une équipe projet dès la détection comprenant des chercheurs (aspects techniques), des juristes (aspect propriété intellectuelle) et des « marketeurs » pour amener la technologie à un niveau où elle devient transférable tout en restant en adéquation avec les attentes des marchés. Il faut en avoir la maîtrise : • patrimoniale (traçabilité des inventeurs, assurance de liberté d’exploitation, protection par brevet ou secret…) • intellectuelle : formalisation des savoir faire pour se prémunir du départ volontaire ou non d’une personne clef • matérielle : accès aux machines et outils indispensables à l’établissement de la technologie
Item n°5 Entretenir une banque de CV pour les candidatures spontanées, se tenir informé des plans sociaux qui permettent de rentrer en contact avec des cadres expérimentés souvent capables de participer financièrement à la société.
Item n°6 Faire en sorte que les gens se connaissent pour faciliter les relations, être transparent dans les démarches. Participer aux comités des uns et des autres de façon croisée.
Item n°7 Sensibiliser sur les contraintes et exigences d’une entreprise : chiffre d’affaire, marge, coût de production, rentabilité, profitabilité, structuration (RH, commercial, R&D, juridique…), environnement concurrentiel…
ITEM 1- Il s’agit là de renverser les rôles et d’amener les porteurs de projets à venir vers les structures, ou même de susciter des "vocations" du côté des chercheurs potentiellement porteurs de projets. On s’oriente vers des actions de communication, de type "journée d’information", avec qqs discours et de l’affichage (panneaux dans les halls et lieux de passage), petites brochures à distribuer, mise en avant de témoignages de projets réussis, etc.
ITEM 2- Ne pas sous-estimer l’apport "local" que peuvent procurer des petits contrats aux sous-traitants de proximité.
ITEM 5- Là encore, une action de communication pourrait permettre qqs avancées, par exemple des encarts dans la presse professionnelle, sectorielle, régionale (ça a par exemple porté ses fruits au Royaume-Uni).
ITEM 7- Des modules sur le paysage des acteurs de la valorisation et son cadre législatif, des modules sur la création d’entreprise (études de marché, business models...), mais aussi sur "qui sont les chercheurs ?" (leurs compétences ... et celles qu’ils n’ont pas !) pour faciliter le dialogue et viser une vraie complémentarité.
Item n°1 Comment agir pour favoriser la détection et/ou l’identification des projets de création issus des laboratoires ? Alors que les incubateurs labellisés par le Ministère vont tous fêter leurs 10 ans d’existence, il me semble souhaitable d’imaginer des actions de sensibilisation qui pourraient être mutualisées... Ainsi, pour intéresser les étudiants et enseignants chercheurs, la mise en scène du parcours d’un créateur d’entreprise issus de l’Université, par une troupe de théâtre spécialisée dans ce type d’évènement me semble un bon vecteur de sensibilisation. Mais ce genre d’outils coute cher a mettre en place. Pourtant, vu le nombre d’incubateurs et le nombre d’établissements concernés, la mutualisation des coûts de création d’une pièce et/ou son enregistrement peut permettre d’avoir un outil intéressant. Autre suggestion : l’intervention de ligues d’improvisation qui peuvent permettre des inter-actions pour révéler les freins, les motivations...
Item n°2 Comment concilier deux objectifs parfois cohérents parfois antinomiques : optimiser le retour financier issu de la commercialisation de résultats de recherche d’une part et/ou « fixer » en local, emplois et valeur ajoutée d’autre part. Ces objectifs doivent être étudiés au cas par cas. Certains projets ne peuvent donner lieu à une création d’entreprise, notamment faute de porteur de projet. La valorisation peut alors être recherchée auprès d’une entreprise locale qui, même si elle ne permet pas toujours d’optimiser le retour financier à court terme, peut s’inscrire dans un partenariat à plus long terme et peut permettre par exemple l’embauche de jeunes diplômés issus du laboratoire. Dans d’autres cas, on visera rapidement un grand groupe avec retour financier rapide. Si l’équilibre en terme d’image, d’insertion des diplômés et de retours financiers à court terme est parfois difficile à trouver, tous ces critères doivent être pris en compte pour évaluer la capacité de valorisation d’un établissement. C’est donc bien sur les indicateurs à mettre ne place qu’il faut travailler, mais aussi sur une collaboration étroite et au plus tôt entre les structures de valorisation et les acteurs d’interface et d’aide à l’innovation.
Item n°4 Comment faciliter la maturation des projets avant/durant leur incubation (marché, technologie, équipe) ? Quels outils d’évaluation du degré de maturité et plus généralement des projets de création ? Pour faciliter la maturation des projets, certains outils d’aide au financement ont été mis en place en Région Bretagne (fonds de maturation, bourse jeune créateur...). Le point délicat à évaluer est souvent le positionnement d’un projet dans son environnement concurrentiel et l’évaluation de son potentiel d’accès au marché. FIST nous a récemment présenté un outil permettant, par l’approche P.I. de positionner un projet dans cet environnement marché. Cet outil semble intéressant à étudier...
Item n°5 Comment identifier un manager intéressé pour s’approprier un projet de création issu d’une université et en devenir le porteur ? Cette étape de recherche de porteur de projet d’entreprise est effectivement un point dur dans la démarche. Il faut peut être imaginer la création d’un fichier de porteurs de projets potentiels ?...
Item n°6 Lister les bonnes pratiques de travail existantes entre incubateur et structure de valorisation. Je crois important que ces acteurs puissent collaborer et s’informer au plus tôt des projets sur lesquels ils travaillent afin de mutualiser les informations. Notamment, lorsqu’un projet de création d’entreprise est détecté, il est nécessaire que l’incubateur puisse être mis dans la boucle au plus tôt pour évaluer conjointement le stade de maturité du projet, les analyses complémentaires nécessaires et les outils de financement mobilisables, le choix du "bon" moment pour insérer le projet dans l’incubateur... Le suivi des projets doit également associer tous les acteurs lors de points d’étapes communs afin d’éviter au porteur du projet de passer son temps à rendre compte de ses avancées à différents interlocuteurs... La méthode la plus simple, même si elle est consommatrice de temps reste sans doute la programmation de dates de rencontres à périodes fixes !
Item n°7 Définir d’un programme de formation conjointe CURIE - RETIS pour les personnels travaillant dans les différentes formes de valorisation de la recherche.
Ce qui me semble essentiel, c’est déjà une bonne connaissance des acteurs au niveau régional. Je pense donc que quel que soit le contenu des formations à envisager, il faut déjà qu’elles puissent être déroulées à un échellon régional pour permettre aux acteurs de se rencontrer et d’inter-agir sur des cas concrêts pour mieux se connaitre.
Item n°1 La création d’entreprise n’est qu’un mode particulier de la valorisation (avec la collaboration de recherche et le licensing). De fait, il appartient aux services de valorisation de détecter les projets sans a priori, et après évaluation technique et marketing, d’orienter les projets vers l’incubateur. On peut admettre que l’incubateur et son équipe soit mobilisé à une étape précoce s’il n’existe pas de compétence marketing dans le service valorisation afin de réfléchir à un business plan.
Item n°2
Ces objectifs peuvent concilier :
si d’une part la négociation de licence revient à une structure de site, et non pas à une structure de valorisation national.
D’autre part, au lieu de négocier des cash-up front, partager le risque en assumant les frais de PI, et exiger seulement des royalties
éventuellement, en substituant au retour financier, une prise de participation dans le capital par l’établissement
dans tous les cas, il faut privilégier le succès du transfert technologique, donc son accès au marché.
Item n°3 Relations Université – porteur de projet de création : Comment faciliter la convergence des intérêts entre l’Université, le laboratoire, le chercheur/porteur, la structure de valorisation ? Quelle contrepartie au soutien du projet ?
Les divergences naissent généralement d’une surévaluation par l’incubateur de l’avantage technologique, d’une méconnaissance des rêgles d’accès au marché par le chercheur, d’une surestimation par le service valo des possibilités de licensing. Dans tous les cas la technologie doit être sécurisée sur le plan de la P.I. par le service valo : c’est généralement de sa pleine compétence, et c’est le meilleur soutien qu’il puisse apporter.
Enfin il serait nécessaire de sortir de la logique des indicateurs actuelles qui privilégient des résultats quantitatifs (nbre de création d’entreprise), et non pas qualitatifs (CA, nbre d’emplois, avantage sectorielle, ...)
Item n°4 Comment faciliter la maturation des projets avant/durant leur incubation (marché, technologie, équipe) ? Quels outils d’évaluation du degré de maturité et plus généralement des projets de création ?
Un bon projet de création doit avoir fait l’objet d’une maturation technologique. De ce point de vue, un certan nombree de prérequis standart devrait être validé selon les domaines techniques (exemple : toxico et biodisponibilité en biologie/santé, prototype, interface utilisateur pour un programme....)
N’est-il pas dangereux de valider un projet de création d’entreprise alors que le depot de brevet est en cours Ne devrait-on pas introduire des go-nogo en fonction des rapports de recherche... Le capital humain est un point central : l’équipe sera appelé à évoluer mais dans tous les cas on doit s’assurer de la collabration du chercheur si les développements techniques futurs reposent sur une part importante de savoir-faire. Le degré de maturité c’est le time-to-market : il nécessite une expertise extérieure car extrêmement dépendant du marché et de l’organisation des filières industrielles. Est-ce que les services valo et les incubateurs ont un réseau d’expertise assez ouvert ? Pourquoi ne pas s’appuyer en local sur les CCI ou le MEDEF et autres organisations ?
Item n°5
Quelqu’un a-t-il une solution ?!?
Le meilleur réservoir est probablement les cadres des grandes entreprises qui souhaitent se réorienter professionnellement. Comment les sensibiliser ? Le réseau des anciens ? (défaillant dans les universités, pas nécessairement mis à profit dans les Grandes Ecoles...)
Item n°6
La détection de projets de création issus des laboratoires de l’Univ. de Bx est aujourd’hui assuré les chargés d’affaires d’Aquitaine-Valo. Seul les projets portés par des personnes civiles extérieurs sont détectés par l’Incubateur Régional d’Aquitaine. Les relations de transparence sont nées de l’histoire et de relations humaines ; le directeur du service valo était le représentant d’un site de l’incubateur, et aujourd’hui le trésorier de l’incubateur. Avec la mise en place d’un fond de maturation mutualisé aus ein d’Aquitaine-Valo, a été mis en place un comité de labellisation, commun depuis 2 ans avec le comité d’agrément de l’incubateur ; il autorise une re-orientation des projets... Les 2 structures réalisent ensemble depuis longtemps des actions de sensibilisation : doctoriales (depuis plus de 3 ans, petit-déjeuner/rencontres, atelier création entreprise (http://journeeiravalo.canalblog.com/)
Item n°7
Les personnels valo devraient avoir un minimum de connaissance sur la création d’entreprise (outils, cadres légales et fiscales), et maitriser le pricnipe du business model. Les personnels d’incubateurs devraient avoir un minimum de connaissance sur les processus du transfert technologique, la propriété intellectuelle, et être éveiller au fonctionnement de nos établissements (Loi Allègre, ...)